La rupture de coiffe des rotateurs à Carpentras et Cavaillon (Vaucluse)

Les chirurgiens orthopédistes du centre Alpilles Luberon Orthopédie à Carpentras et Cavaillon (Vaucluse) vous informent sur la rupture de coiffe des rotateurs.

Qu’est-ce que c’est ?

La coiffe des rotateurs est composée de 4 tendons (sus-épineux, sous-épineux, petit rond et sous-scapulaire) qui assurent les mouvements de l’épaule. Il y a aussi le long biceps qui coulisse entre ces tendons.
Une rupture peut survenir après un traumatisme (chute violente, luxation ou faux mouvement) mais est le plus souvent lié à l’âge (les activités physique ou professionnelle répétitives, le tabac et certaines maladies comme le diabète ou les dyslipidémies).

La rupture peut être partielle, totale voire massive si plusieurs tendons sont concernés.

Elle peut se traduire par de fortes douleurs avec limitation des mobilités et une perte de force pouvant retentir sur la vie de tous les jours.

L’évolution naturelle d’une rupture de coiffe est l’ascension de la tête de l’humérus n’étant plus stabilisée par la coiffe. Ensuite l’usure du cartilage définissant l’arthrose rend la réparation de la coiffe illusoire.
L’imagerie (radiographie, arthro-scanner et/ou IRM) permet de préciser au chirurgien le nombre de tendons rompus ainsi que leur degré de réparabilité (rétraction du tendon et infiltration graisseuse).

En dehors des ruptures traumatiques, à considérer comme des urgences chirurgicales, les patients bénéficient d’infiltration et de rééducation pendant plusieurs mois avant de se faire proposer un traitement chirurgical.

En quoi consiste l’intervention ?

La réparation des ruptures de coiffe a pour but de restaurer l’anatomie de l’épaule afin de limiter l’évolution vers l’arthrose. Elle est réalisée sous arthroscopie. Il s’agit d’une caméra introduite dans l’épaule ainsi que d’instruments permettant de remettre le tendon à sa place initiale, si son état le permet, au moyen de petites incisions. Cela est réalisé avec des ancres résorbables ou métalliques qui sont enfouies dans l’os.

Les gestes associés sont la ténotomie (section) ou la ténodèse (fixation à l’humérus) du biceps ainsi que l’acromioplastie (aplanissement de l’acromion) si cela est nécessaire.
Ce geste est réalisé sous anesthésie générale et loco-régionale afin de maîtriser la douleur post-opératoire.

Dans le cas de rupture difficilement réparable, une réparation partielle sera effectuée voire une simple ténotomie du biceps.

Quelles sont les suites chirurgicales ?

Après une hospitalisation ambulatoire, le patient est immobilisé en fonction du type de réparation réalisée. Il s’agit le plus souvent d’un coussin d’abduction pendant 4 à 6 semaines ou d’une écharpe bras au corps si la réparation ne concernait que le sous-scapulaire ou si une simple ténotomie a été réalisée.

La rééducation est immédiate et le délai moyen de récupération est de 6 mois environ.

La durée de l’arrêt de travail est fonction de l’activité professionnelle du patient.

Quels sont les risques ?

  • Lié à l’anesthésie comme pour toute chirurgie
  • L’infection est rare mais peut conduire à un lavage chirurgical avec une antibiothérapie au long cours
  • L’hématome est rare mais peut conduire à une évacuation chirurgicale
  • Une rupture secondaire de la coiffe peut survenir spontanément ou après un traumatisme. Si elle est douloureuse, elle pourra conduire à une reprise chirurgicale
  • Un syndrome douloureux régional complexe de type 1 (capsulite rétractile ou algodystrophie) peut apparaitre quelques mois après. Il s’agit de douleurs et d’enraidissement important dont les causes sont mal connues. Son traitement est long et repose sur la rééducation avec prise en charge de la douleur dans un centre spécialisé.