La disjonction acromio-claviculaire à Carpentras et Cavaillon (Vaucluse)

Les chirurgiens orthopédistes du centre Alpilles Luberon Orthopédie à Carpentras et Cavaillon (Vaucluse) vous informent sur la disjonction acromio-claviculaire.

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de la rupture des ligaments stabilisant l’acromion à la clavicule à l’occasion d’un traumatisme. Ce sont les ligaments acromio-claviculaires et coraco-claviculaires. Leur rupture est plus ou moins importante selon l’intensité du traumatisme.
Ainsi, le membre supérieur tombe et donne l’impression que la clavicule remonte. Elle entraine une douleur, une déformation et une impotence du membre supérieur.

En quoi consiste l’intervention ?

La décision est prise selon le déplacement de la disjonction et le patient (âge, profession et niveau sportif). Elle consiste à remettre l’acromion face à la clavicule afin de permettre une bonne cicatrisation ligamentaire (environ 2 mois).
Elle se déroule sous arthroscopie afin d’analyser et de réparer d’éventuelles lésions dans l’articulation gléno-humérale (labrum, tendon). La stabilisation est réalisée au moyen d’un ligament synthétique.

Lorsque la disjonction est ancienne (chronique) on peut y associer un renfort au moyen du ligament coraco-acromial.

Quelles sont les suites chirurgicales ?

Après une hospitalisation ambulatoire, le patient est immobilisé coude au corps pendant 1 mois. La rééducation est immédiate afin d’assouplir l’épaule et s’intensifie progressivement afin de reprendre les activités sportives à 3 mois environ.
La durée de l’arrêt de travail est fonction de l’activité professionnelle du patient.

Quels sont les risques ?

  • Lié à l’anesthésie comme pour toute chirurgie
  • L’infection est rare mais peut conduire à un lavage chirurgical avec une antibiothérapie au long cours
  • L’hématome est rare mais peut conduire à une évacuation chirurgicale
  • Le bris de matériel peut être retrouvé sur les radiographies de contrôle sans qu’il ne soit gênant
  • Un syndrome douloureux régional complexe de type 1 (capsulite rétractile ou algodystrophie) peut apparaitre quelques mois après. Il s’agit de douleurs et d’enraidissement important dont les causes sont mal connues. Son traitement est long et repose sur la rééducation avec prise en charge de la douleur dans un centre spécialisé.